Pedro Almodovar est l’un des réalisateurs plus doués toujours en vie, et il nous offre un mélange d’atroce horreur et de séduisant mélodrame. Le film délivre ses secrets petits à petits, et si le scénario est barjo il l’est autant que les protagonistes.
Tout cela étant dit : le docteur Roberto Ledgard (un très bon Antonio Banderas mature et doucereux) vit dans un château où se trouve sa propre clinique.
En regardant dans sa maison on découvre une femme magnifique toujours vêtue d’une combinaison moulante nommée Vera Cruz (la splendide Elena Anaya).
Almodovar fait le choix de révéler doucement le passé tragique de Roberto et également celui de Vera. Le moment où tout est révélé n’apparait pas soudainement, cela vient au fur et à mesure comme si Almodovar, avec un malin plaisir, retirait des voiles jusqu’à ce que le dénouement l’histoire soit mise en lumière.
Bien que le film ne soit pas aussi chaleureux que d’autres qui l’ont précédés, et malgré la pléthore d’images étranges et bizarrement captivantes, La Piel que Habito est très bien réalisé et le jeu des acteurs est proche de la perfection. La photographie est magnifique et l’ambiance malsaine est ce que le réalisateur recherche. La seule chose que j’ose à peine lui reprocher, est l’intrusion du personnage de Zeka, l’homme-tigre, qui bien qu’il bouscule l’histoire, aura été la chose qui m‘a le plus mise mal à l’aise.

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