Note : 16/20
Le simple fait que j’ai lu d’une traite dans le train, sans m’arrêter, indique que «Ce que je sais de Vera Candida » est vraiment bon. Voilà le résumé : « Quelque part en Amérique du Sud, dans l’île de Vatapuna, trois femmes d’une même lignée semblent prédestinées à connaître le même sort : mettre au monde une petite fille et être forcée de taire à jamais le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Ce sont des femmes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, des femmes téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Chacune à sa manière se bat pour faire honneur à ce qu’elles sont : des mères affranchies, bien décidées à se choisir elles-mêmes leur destin. »Les personnages de Rose Bustamente et Vera Candida, sont complexes et admirables. On envie leur force sans leur envier leurs destins. Que ce soit Rose qui, après avoir été prostituée, devient pêcheuse ou Vera Candida qui s’enfuit de l’île à 15 ans et enceinte, pour échapper à sa destinée. C’est avec plaisir qu’on les accompagne toutes deux, tout au long du roman.
L’écriture de Véronique Ovaldé glisse toute seule, sans difficulté, on peut se concentrer sur le récit. On aime la capacité de l’auteur à nous faire voyager dans ces lieux imaginaires d’Amérique du sud où prennent place l’histoire. On rêve de la moiteur, du bruit et de l’ambiance de Vatapuna et Lahomeria.
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