LE CHOEUR DES FEMMES de Martin Winckler

Note: 13/20

Le Chœur des Femmes traite d’un sujet peu répandue dans la littérature, le rapport du Corps médical et du Corps des patients, enfin surtout des patientes. L’histoire suit l’arrivée au sein de l’unité 77 de Jean Atwood, jeune médecin brillant, major de sa promotion, qui se destine à la chirurgie gynécologique, mais que, à sa grande fureur, on oblige à venir terminer sa formation dans le service du docteur Karma. 

« A la lecture de la préface » on s’aperçoit que le personnage du Docteur Franz Karma est fortement inspiré de l’auteur (Martin Winckler), et de nombreux détails du livre sont inspirés de faits réels.
Dans un premier temps, le Chœur des femmes m’a passionné, non seulement l’histoire, mais la démonstration de la philosophie médicale de l’auteur nous permet de se rendre compte des automatismes et parfois de la barbarie perpétrée par le corps médical français. Il propose une alternative plus respectueuse et en cela, la lecture de ce livre est intéressante.  On suit avec curiosité le changement d’attitude de l’héroïne et la relation entre celle-ci et le Docteur Karma est savamment développée, du moins dans un premier temps.
Le livre, qui fait environ 600 pages, est trop long, et la seconde moitié additionne les faux-pas. D’une part le détail extrêmement long des rencontres médecins-patients, décrites plusieurs fois, donne une longueur au livre et nous font perdre patience. Et cela n’est rien en comparaison, des pages et des pages d’exemples, écrit avec des fautes d’orthographes ou carrément en langage texto, de messages envoyés sur le site internet mis place par le docteur…. Quelques uns auraient suffi, l’auteur cherche juste à nous montrer que de nombreuses femmes ne comprennent pas leur corps et que personne ne prend le temps de leur expliquer. C’est intéressant, certes, mais une page aurait suffi 602 pages c’est vraiment trop.
D’autre part, le développement et la fin du livre, tire beaucoup trop sur la corde sensible et sous prétexte de nous offrir un happy-ending l’auteur se permet de fantasques incohérences. Il nous laisse ainsi un gout légèrement amer, nous aurait-il pris pour des imbéciles ce Docteur. Karma (alias Martin Wincler) ?

Néanmoins, le sujet traité est intéressant et nous permet une réflexion, sur notre corps, notre sexualité, notre relation à la médecine. Il nous fait voir un autre point de vue, de l’avortement, des opérations de changement de sexe… celui des patients. En cela, si c’est un sujet à même de vous intéresser je le recommande, sinon il est un peu trop long et trop maladroit en deuxième partie pour être apprécié de tous. 

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